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actualités

C’est en 1853 que les Pères Forestier et Vigouroux vont construire la mission, ils sont appelés par les naturels de Tuo, car les Tuos sont en guerre avec Apengu qui est le « chef de Tiwaka ». Les naturels de Tuo sont venus demander des missionnaires à l’évêque qui ne refusa pas. Etant donné qu’il y avait peu de monde pour fonder le nouvel établissement, donc l’évêque imposa des conditions pour être dans les temps. Il leur fit répondre que si réellement ils désiraient des missionnaires, il fallait un certain nombre de personne pour aller à Balade afin de s’instruire et d’apprendre leur langue aux pères. Les conditions sont acceptées. Après récolte des ignames, quelques Tuos ayant à leur tête un des frères du chef, vinrent à la mission.

L’arrivée des missionnaires était sans doute pour la tribu, leur gardien qu’ils les protègeront du chef de Tiwaka. Les missionnaires étaient très bien reçus et la mission s’établit sans aucune difficulté. Cependant il y avait toujours la crainte que les gens de Tiwaka viennent faire ravage et beaucoup plus s’il y a jalousie par rapport aux missionnaires. Donc les pères ont décidé de se séparer et que le Père Vigouroux irait chez le chef Apengu de Tiwaka. Mais il existe une autre version pour les Tiwaka. Le chef est parti à la rencontre des missionnaires et négocie la venue du Père Vigouroux qu’il accueille comme son fils. Le Père Vigouroux parvient à instaurer son autorité spirituelle dans la région grâce à la protection du vieux chef. Mais une sourde hostilité se manifeste en milieu kanak à l’encontre de la mission et de son protecteur, qui a donné l’autorisation à des étrangers de s’installer sur la plaine côtière de Wagap. 12 A la mort du chef en 1862, la mission est attaquée dans ses 2 lieux Touho et Wagap. La mission sert surtout de refuge aux missionnaires qui sont finalement secourus par des renforts militaires expédiés de Canala. Une expédition punitive ravage Tiwaka et les militaires installent un poste à proximité de la mission en 1862. Le Père Roussel, arrivé cette même année semble avoir été impliqué dans la répression qui frappa les kanaks insurgés. Toute fois sa correspondance révèle qu’il entretenait aussi des relations très tendues avec les occupants du poste et avec l’administration. Il s’éloigne à Ouvéa entre 1870 et 1874, avant de revenir à Wagap qu’il ne quittera pratiquement plus jusqu’à sa mort survenue en 1892. Deux autres maristes, présents de façon intermittente dans le dernier quart du 19° siècle, jouent aussi un rôle important, il s’agit du Père Gautret ; arrivé en 1874, et du Père Vincent, en poste épisodiquement en zone cèmuhî, pendant les quelque cinquante années que dure son ministère dans le Nord de la Grande Terre. Le premier est considéré comme l’auteur du catéchisme de 1888 et le second est crédité de la version révisée de ce même catéchisme parue en 1911.

Tels sont les principaux acteurs qui, durant la second moitié du 19° siècle, assurent la continuité de la présence Mariste dans cette région. Tous se trouvent dans l’obligation de maîtriser la langue de leurs fidèles et, comme on l’a vu les missionnaires n’acceptent de gagner Touho qu’après avoir reçu l’assurance qu’ils pourront bénéficier des concours appropriés pour apprendre la langue locale. Le Père Forestier en particulier ne tarde pas à être renommé pour sa bonne connaissance du Touho. Ce sont les Pères maristes Benoît Forestier (1821-1906) et Jean Vigouroux (1816-1898) qui sont à l’origine de la Mission de Touho en 1853 (l’une des plus anciennes de Nouvelle-Calédonie). Le Père Vigouroux dessine les plans de la première église, en paille et torchis. En 1862 la mission de Touho et de Tiwaka sont toutes deux attaquées par une coalition de tribu diverses dont Poyes. La mission de Touho est incendiée et détruite par deux milles guerriers. Puis de 1885 à 1889, l’église fut reconstruite et reçu la bénédiction. Cependant depuis sa rénovation, elle a reçu plusieurs modifications. Sa dernière rénovation date de 1980, et en 1989 l’église a célébré son centenaire.

Le Presbytère

Le Presbytère : Sa construction remonte au début de l’évangélisation de la Nouvelle-Calédonie. C’est à la demande de la tribu de Tuo, que le 18 Octobre 1853 que le Père Forestier, vient s’établir à Tuo en compagnie du Père Vigouroux, soit à peu près dix ans après l’installation des missionnaires à Balade du côté de Pouébo. Ces deux Pères avec l’aide des gens de Tuo vont entreprendre la construction des bâtiments de la Mission.

Les travaux des missionnaires commenceront après la cession d’un terrain, par les chefs de Tuo, le 21 Mai 1854 et achevés la même année. La Mission est incendiée en 1862 par les tribus hostiles de la chaîne, et laissée dans l’état jusqu’en novembre 1878. A cette date arrive le Père Roussel, qui est chargé par sa hiérarchie, de restaurer la Mission. Avec des matériaux entreposés sur place par son prédécesseur (le Père Barriol), et l’aide de la tribu, le presbytère est restauré. Il fut donc donné priorité aux bâtiments d’habitation, scolaire, et agricole, car la Mission possédait aussi une école et divers bâtiments servant à l’exploitation de la station. La restauration de l’Eglise pris fin par sa bénédiction le 20 décembre 1889, par le Père Roussel. Dans les mêmes années 1930-40, le Presbytère fait l’objet d’une nouvelle compagne de travaux, qui modifie notablement le bâtiment.

La toiture à quatre pans est remplacée par 14 une charpente à 2 pans, pour ce faire, les murs des pignons sont rehaussés. Puis dans les années 1970-80 ce bâtiment est de nouveau modifié pour prendre l’architecture que l’on connait aujourd’hui.

La Mission de Touho et son égliseL’ancienne école

L’ancienne école a été construite au début du XX siècle. Il s’agissait en faite du domicile de Marie-Emerante DOUYERE-ESPOSITO. Mme DOUYERE-ESPOSITO était une institutrice, qui enseignait sur Houailou. Après son mariage avec Mr ESPOSITO elle s’installa sur Touho. Elle habitait dans sa maison et décida de faire classe dans sa propre maison.

Marie-Emerante fut la première institutrice de Touho. A l’époque l’enseignement commençait à partir du CP jusqu’en CM2 et après les élèves pouvaient continuer soit en cours de fin d’année soit faire un certificat d’étude cela dépendait du niveau de l’élève et de son âge. L’école était obligatoire jusqu’à l’âge de 14 ans. Les jours d’école étaient le Lundi, Mardi, Mercredi, Vendredi et Samedi. Les jours de repos étaient le Jeudi et le Dimanche. 15 Les horaires de cours : de 8 heures à 11 heures et de 13 heures à 16 heures. Les grandes vacances commençaient dans les environs du 14, 15 Décembre et la rentrée se faisait le premier Lundi de Mars. Il y avait 3 semaines de vacances scolaires : 1 semaine à Pâques, 1 semaine pour la Pentecôte et 1 semaine lors du 14 juillet..

Les vestiges du poste militaire

Le Fort Militaire a été construit à partir de 1864 par des troupes de la marine. Ce Fort servait de protection pour les gens de la Mission, notamment les missionnaires lors des conflits entre la Mission et les tribus avoisinantes. La protection de Touho était sa principale fonction. D’où explique son positionnement par rapport à la Mission. Sur les hauteurs, le fort surveillait toute la baie de Touho.

Le Fort Militaire a été désaffecté en 1916. Puis dans les années 1920 Mr LEVEQUE a acheté ce Fort Militaire et il en a fait une propriété privée qui s’étend à environ 1 kilomètre. C’est après l’attaque de la mission de Touho le 16 janvier 1862 que l’on décide de construire un 16 fort militaire. L’emplacement est idéal : sur les hauteurs, cela permet d’observer toute la baie. Les matériaux sont pris sur place. Les soldats d’infanterie de marine hissent grâce à des chevaux, les pierres de corail taillées, les poutres en pin, les tôles. La construction est soignée. A l’intérieur de l’enceinte, on trouve le fortin proprement dit mais aussi des logements pour la troupe, des latrines, une prison (qui a été rénové en 1938 par Mr LEVEQUE), une boulangerie, une écurie, la maison du comandant. Les murs d’enceinte sont peints en bleu, blanc, rouge. Une ancre (symbole de l’arme) figure sur la muraille. Aujourd’hui entre le fortin et la prison il y a une maison de type coloniale qui a été construite par Mr LEVEQUE.

A une époque où il n’y a pas de route praticable, un wharf permet aux bateaux d’accoster et ainsi de ravitailler la troupe. Une source dans la montagne apporte l’eau grâce à une canalisation en pierres, à ciel ouvert. En contre bas du fort se trouvait la place des officiers, ici se trouve un bénitier, dans lequel l’eau se déverse. Cette même source fut la première a approvisionné la commune grâce à des conduites plus moderne. Durant la guerre des Poyes en 1901, le fort militaire abritera 125 soldats et officiers durant six mois. Peu à peu, le fortin perd de son intérêt stratégique. En 1903, il abrite encore une garnison de 16 hommes. Mais son abandon est décidé. En 1915, il tombe en ruines. Dans les années 1920 Mr LEVEQUE se porte acquéreur de la propriété.

La Chaloupe
La chaloupe fut construite par Mr LEVEQUE en 1927. Mr LEVEQUE était un charpentier de marine. Il travaillait à son compte avec ses employés. La Chaloupe était destinée évidemment pour la pêche, pour emmener la marchandise sur la côte de Touho, depuis le bateau « Tour de Côte » qui passée une fois par mois. Le « Tour de Côte » apportait le café par exemple, et la chaloupe venait récupérer pour les gens des tribus, qui venaient achetés une fois le café à terre. Mais la chaloupe servait également pour le remorquage de tous les bacs du Nord Est de la Calédonie.
A l’époque on comptait 9 bacs : il y avait une à Houailou, Ponhériouen, Tchamba, Poindimié, Amoa, Touho, Tipindjé, Ouaré, et à la Ouaième. La chaloupe desservait toute la côte Nord Est. Il existait plusieurs chaloupes dont celle-ci toujours présente sur Touho.
Le Monument aux morts
Le monument aux morts date de 1927 en mémoire des personnes tuées lors de la première Guerre Mondiale. Autre fois il était situé à coté de la gendarmerie sur la petite colline. Mais suite au désaccord qu’il y a eu sur les noms des soldats inscrits sur celui-ci, le monument a été reconstruit dans les années 80 à côté de la Mairie.
Le Pin colonaire dessouches
Le pin colonnaire fut planté en 1870 par un chef de la Tiwaka, pour célébrer le premier mariage entre un européen et une mélanésienne. Il s’agissait d’un militaire Mr Desouches et de la fille du chef de Tiwaka. Mr Desouches était l’un des premiers soldats congédiés à venir sur Touho et s’y installer. Lors de la cérémonie il a été dit que tout le village de Touho était destiné à la famille Desouches notamment pour leurs futurs descendants.
Le pin colonnaire a plus de 135 ans. Le plus haut pin colonnaire de Touho, qui culmine à plus de 40 mètres, témoigne de la rencontre entre européen et kanak. Il fonde le village tel qu’on peut connaître aujourd’hui. Véritable acte notarié, « monument » fondateur, inscrit dans le paysage, il a scellé la première alliance entre un européen et une mélanésienne. Marc Desouches est né le 6 novembre 1838 à Usson, canton de Gencay, dans le département de la Vienne. Il s’engage à 18 ans dans l’Infanterie de Marine. Il part aussitôt pour la Calédonie. Il est de la centaine des militaires qui bâtissent la redoute bastionnée, dénommée « Fort Constantine » qui défend l’accès à Port de France, futur Nouméa.
Vers 1865, il est cantonné près de la mission de Wagap où il tente de prévenir les troubles entre kanaks. Démobilisé peu après, il s’associe avec un camarade prénommé Dinet. Les deux hommes gagnent la région de Touho où ils décident de faire de l’élevage. Leur concession s’étend au sud de la Mission catholique fondée en 1859 et du poste militaire fondé en 1864. Installés, les deux hommes décident de fonder un foyer. Ils rencontrent l’un et l’autre une jeune mélanésienne (qualifiées alors par l’état civil de « calédonienne »). Jacques Dinet se met en ménage avec Diato. Marc Desouches, épouse Ouiendia du clan Pouityela, fille de chef, originaire de la région de la Tiwaka. Le jour de la cérémonie du mariage, un araucaria, signe de virilité, qui doit protéger et authentifier sa lignée est planté. Il signifie : « Tu es chez toi. Plus personne ne peut te dire quelque chose ». Le 10 mars 1870, naît leur première fille : Louise, puis ce sont Françoise le 14 juillet 1871 et Marie le 24 avril 1873 : les premiers enfants métis de Touho. Marc Desouches meurt le 27 juin 1894 ; Jacques Dinet, le 24 février 1898..

Dossier réalisé par Valérie Kasanwardi

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